C’est l’heure du bilan
18 avril 2008
J’arrive de ma dernière sortie avant le marathon, 7.6km mollo dans le Jardin botanique de Montréal. Courir sous un beau soleil printanier à 12C moi, ça me donne des ailes. C’est un véritable plaisir de se laisser aller au son de tous ces oiseaux qui sont revenus. Encore une fois, je vais plus vite que je pense, car mon pace était de 4:58.
Évidemment, mes pensées étaient pas mal tournées vers le marathon dans 3 jours. Ce qui m’encourage, c’est que le moral est bon. Ça doit être la fièvre du printemps. Je n’arrêtais pas de me dire que ça irait bien, que dans ces gros marathons-là, il y a plein de monde pour encourager, qu’il y a des points d’eau partout, que la temps qu’ils annoncent est parfait (nuageux, entre 40 et 50F). Souhaitons juste que le mollet tienne. Mais même cela me semble encourageant. C’est que je fais 3 fois par jour les exercices de renforcement prescrits par la physio.
Comme c’est mon dernier article avant le compte rendu du marathon, j’y vais de mon bilan.
D’abord, j’ai bien aimé faire ce blog, car il m’a permis d’écrire le feeling que j’avais en courant et de donner mes impressions sur les conditions de course et mon était d’esprit ”à chaud”, tout de suite après une course. Si tout va bien et que je commence un entraînement pour le marathon de Québec (j’y songe sérieusement, car je change de catégorie d’âge 4 jours avant), je vais peut-être créer un autre blog.
Ce qui ressort principalement de tous ces articles que j’ai écrits, c’est que l’entraînement d’hiver en vue d’un marathon au printemps, je n’aime pas ça. À tous les hivers je disais à Mme Gag que c’était le dernier. Cette fois-ci, c’est la bonne. Allons y franchement. Je n’aime pas m’entraîner en hiver. On a beau avoir tous les vêtements qu’il faut, courir par un froid sibérien ou sur une surface enneigée ou glacée, ce n’est pas agréable. J’avais d’ailleurs créé ce blog pour m’encourager à passer à travers l’hiver. Ce blog m’a fait réaliser que dans mon cas, un entraînement marathon en hiver, je n’aime pas ça. Je ne dis pas que je ne vais plus courir en hiver. Ce que je compte faire dorénavant, c’est garder la forme, c’est-à-dire continuer à courir quand les conditions sont potables, et faire des sports d’hiver comme de la raquette et du ski de fond, qui sont plus adaptés à la saison froide que la course à pied.
Deuxième chose qui ressort. Les blessures. Jusqu’à maintenant, j’avais fait 10 marathons sans problème. Mais cette fois-ci, c’était plus compliqué. Faut dire que je n’ai vraiment pas été chanceux de pogner une crampe au mollet en faisant de l’aquajogging. C’est dur à prendre. Mais ce que j’aurais dû faire au tout début, lorsque 10 semaines avant Boston, j’ai ressenti cette petite douleur derrière le pied, c’était d’arrêter de 5 à 7 jours au lieu de recommencer au bout de 2 jours. J’avais déjà 10 semaines d’entraînement de fait, ça n’aurait pas changé grand chose et le reste des problèmes n’aurait pas apparu.
Je pars pour Boston demain matin aux aurores. Je suis bien content de pouvoir le faire et pas trop déçu de ne pas être top shape comme à Ottawa l’an dernier. Comme l’hiver semble bien terminé, ce sera ensuite le moment de profiter des beaux jours qui s’en viennent et de faire de belles sorties en nature en écoutant les oiseaux chanter. Ce sont eux mon iPod.
Encore une fois, bonne chance et oui pour un autre blog…ta fidèle lectrice de saint lambert - fly
Merci, fidèle lectrice. I’m now ready for it.